Confirmant une nouvelle fois, le 19 septembre, son opposition au contrat de responsabilité parentale (CRP) institué par le décret du 1er septembre 2006 (voir le 3ème lien), l’Association nationale des assistants de travail social (Anas) a décidé de produire un « mode de non emploi du CRP » à l’usage des professionnels. Satisfaite que 52 présidents de conseils généraux sur 102 aient annoncé leur refus d’appliquer le CRP, l’Anas estime que « ce dispositif détourne la notion de contrat en travail social et ne constitue pas un outil pour les travailleurs sociaux ». Elle fournit arguments pour ne pas utiliser le CRP : « les compétences des assistants de service social ; l’arrêté du 29 juin 2004 relatif au diplôme d’assistant de service social ( lire le 4ème lien) dont la définition du métier est en contradiction avec l’utilisation du CRP ; les articles 15 et 22 du code de déontologie de la profession, relatifs au contrôle et à l’indépendance technique ; l’article L 222-4-1 du code de l’action sociale et des familles lui-même ! Ce texte donne la marge de manoeuvre nécessaire au professionnel pour ne pas utiliser le CRP ». L’Anas dit rester vigilante et invite les professionnels à utiliser les outils compatibles avec le travail social. Et de conclure : « le contrat de responsabilité parentale est l’un des moyens prévu par le projet de loi pour la prévention de la délinquance afin d’assurer le contrôle des populations en difficultés. Nous refusons l’application du premier et dénonçons les objectifs du second ».
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