Leurs travaux, commandés par la Caisse des dépôts, ont mis au jour trois points :
1. Inquiétudes sur le système de retraite
74 % des Français s’avouent inquiets sur l’avenir du système et sa pérennité et 52 % le sont pour leurs propres droits : les retraités moins que les personnes en activité qui ont en commun, quel que soit leur âge, le même niveau d’inquiétude globale vis-à-vis du système. Après 40 ans, toutefois, les actifs se soucient moins de l’évolution de leurs droits car le montant de leur future pension et leur situation sont plus lisibles avec l’âge.
2. Des ajustements plutôt qu’une réforme globale
60 % des sondés se déclarent attachés au système par répartition, quel que soit leur âge, alors que 30 % préféreraient une réforme globale et 10 % ne se prononcent pas. A une réforme « systémique », ils préfèrent des ajustements « paramétriques » que seraient l’allongement de la durée d’activité et/ou l’élévation de l’âge légal de départ plutôt que la baisse ou l’absence de revalorisation des pensions.
Ils sont plus de 75 % de tous âges à s’attendre autant à une hausse des cotisations ou une baisse des pensions qu’à une augmentation de la durée d’activité. 62 % des actifs consultés estiment qu’un nouveau report de l’âge légal pourrait avoir lieu avant leur propre départ à la retraite.

Les mesures préférées pour préserver le système actuel (trois réponses possibles sans ordre de priorité)
3. Travailler plus longtemps, les Français s’y attendent
Pour assurer l’équilibre des régimes ou pour bénéficier d’un taux de remplacement suffisamment élevé (estimé à 56 %), les Français s’attendent donc, selon la Caisse des dépôts, à devoir travailler plus longtemps, solution qu’ils préféreraient à la stagnation de leur pension ou à la hausse des cotisations – sauf si celle-ci leur donne des droits à pension plus élevés. Les chercheurs estiment à trois ans la durée de l’allongement acceptable par les Français.
Mais les plus proches de la retraite se montrent moins favorables à ce report. Parmi les 59-60 ans, un sur trois repousserait d’un an son départ si sa pension augmentait d’au moins 5 %. Cette recherche devrait se poursuivre sur les anticipations de montants de pensions. Là encore, il s’agit de tester le niveau d’acceptabilité des mesures envisagées.

Probabilité que l’âge légal augmente au - delà de 62 ans d’ici le départ en retraite (hors retraités)
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