Dominique de Villepin a annoncé le 8 septembre une prochaine « concertation » avec les enseignants, parents et élus locaux pour « aménager » la carte scolaire, qui connaît des « problèmes évidents » mais ne doit toutefois pas, selon lui, être « totalement supprimée ».
Lancé par les présidentiables Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, le débat sur une remise en cause de la carte scolaire, qui détermine en fonction de leur domicile dans quel établissement écoliers ou collégiens doivent s’inscrire, ne cesse de rebondir ces derniers jours dans la classe politique.
« Je suis pour une carte scolaire aménagée, respectueuse des principes qui fondent notre idéal républicain. Cet aménagement est possible. Il ne peut se faire qu’en concertation étroite avec tous les acteurs du système éducatif », a-t-il déclaré.
Mais le chef du gouvernement a souligné que « la suppression totale » de cette carte, prônée en février par Nicolas Sarkozy, ne lui « paraît pas la bonne solution » car elle « conduirait inévitablement tous les parents à vouloir inscrire leurs enfants dans les mêmes établissements ».
M. de Villepin a estimé que la carte scolaire était un gage de « mixité sociale » et que sa suppression provoquerait « plus d’injustice » et « un formidable dérèglement de l’organisation scolaire ».
Pour autant, M. de Villepin juge le débat sur la carte « légitime » et a reconnu des « problèmes évidents » dans son fonctionnement: « contournement » par certains parents et « rigidités » qui « interdisent aux meilleurs élèves des établissements difficiles d’étudier ailleurs que dans leur quartier ».
La présidente de la Fédération des Parents d’élèves de l’enseignement public (PEEP), Brigitte Kerkhove, s’est montrée favorable à une concertation.
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