Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal souhaitent supprimer ou assouplir la carte scolaire, créée en 1963 pour assurer une certaine mixité scolaire. D’autres responsables politiques leur ont emboîté le pas, pour contester ce dispositif qui définit la répartition des élèves et des moyens, par établissement scolaire, via le principe de sectorisation, qui, selon le ministère de l’Education, « répond au principe de l’égalité des citoyens devant le service public ». Même si par deux fois, en 2001 et en 2004 avec la loi de décentralisation, sa définition a été enrichie, elle n’offrirait pas ou plus la garantie de mixité sociale qui la fondait. « Un tiers de parents la contourne », selon Le Figaro
De leur côté, les syndicats d’enseignants et de lycéens sont farouchement opposés à toute modification. La FCPE, principale fédération de parents d’élèves exprime ses craintes. « Comment les établissements, les collectivités territoriales et l’administration de l’éducation nationale géreraient-ils, en terme d’attribution de crédits et de postes notamment, les conséquences d’un libre choix? », a interrogé la FCPE.
Claude Pernès, Maire de Rosny-sous-Bois et président des maires d’Ile-de-France s’inquiète aussi. « Donner le choix entre plusieurs établissements aurait pour conséquence mathématique la désertification ou la ghettoïsation des quartiers trop « mixtes ». Cela obligerait les maires à construire uniquement l’ensemble des établissements scolaires dans les centres-villes. Comment financerait-on cela ? », s’interroge t-il.
Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées a quant à lui tenu à rappeler son attachement à cette carte scolaire. « C’est la 1ère et dernière garantie de la mixité sociale et culturelle. Certains parents parlent de liberté
Ils ne voient pas que ce serait la foire d’empoigne
Ce qu’il faut c’est améliorer les conditions de l’enseignement, créer des classes de licence professionnelle, des classes préparatoires, là où on ne les attend pas ».
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