Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) sur les centres de santé (CS) devrait être publié très prochainement. Ce travail a été commandé par la ministre de la Santé Marisol Touraine en début d’année. Toutefois, nombre d’élus n’ont pas attendu ses conclusions pour pallier la désertification médicale de leur territoire en salariant des médecins.
Une quarantaine de projets – « La Fédération nationale des centres de santé accompagne une quarantaine de projets, expose le docteur Guirec Loyer, secrétaire général adjoint de la FNCS. 90 % sont portés par des collectivités locales et notamment par des petites villes en zone rurale ou des communautés de communes comme celle de Doulevant-le-Château (Haute-Marne, 2 080 hab.) la première à avoir ouvert son centre de santé il y a un an. »
C’est l’option choisie aussi par le maire de Domats (Yonne, 826 hab). « Depuis que le dernier généraliste du territoire est décédé, nous avons exploré toutes les pistes possibles pour lui trouver un successeur, y compris celle de la maison de santé, développe Jean-Pierre Mollet. Mais nous avons été échaudés par les échecs des communes voisines dont les locaux restent vides. »
Ouverture prévue le 9 septembre prochain.
La plupart des structures existantes dans le rouge – « Le centre de santé est seul outil à la main des maires pour améliorer l’accès aux soins », souligne Guirec Loyer. Et il est tentant à moins d’un an des élections municipales de se lancer dans ce type de projet ! Mais le risque financier est important. Faute de financement à la hauteur de leurs différentes missions, prévention, coordination des soins, la plupart des structures existantes sont dans le rouge. Dans quelles conditions seraient-elles viables ? C’est l’une des questions auxquelles doit répondre l’Igas.




