En 2012, 126,9 millions d’euros ont été dépensés dans les domaines d’intervention du fonds (aide au recrutement, maintien dans l’emploi, apprentissage, formation, accessibilité), tandis que le montant des contributions collectées auprès des employeurs publics n’ayant pas atteint le taux de 6% de travailleurs en situation de handicap, s’est élevé à 158,12 millions d’euros.
Jean-Charles Watiez, directeur du FIPHFP, a par ailleurs indiqué une nouvelle progression de l’activité du fonds au cours du premier semestre 2013 avec un niveau d’engagement financier supérieur de 20% à ce qu’il était pour la même période en 2012.
Les priorités pour l’année en cours ont été détaillées autour de trois axes :
- « être au rendez-vous de l’accessibilité de 2015,
- poursuivre l’accompagnement des employeurs tout en leur demandant de présenter un bilan de leur politique « handicap » devant les comités locaux
- et enfin évaluer les aides intermédiées délivrées dans le cadre des nombreux partenariats ».
Pascal Nicolle, directeur adjoint du FIPHFP, a par ailleurs insisté sur la nécessité de poursuivre « l’ancrage territorial pour accompagner les employeurs publics au plus près du terrain et développer les pactes territoriaux régionaux ».
Quelques chantiers ont également été identifiés comme prioritaires. C’est le cas de l’amélioration de la connaissance des déficiences de type cognitif ou psychique ou encore de l’accessibilité numérique.
L’outil de travail numérique – Sur ce dernier point, si un plan d’accessibilité numérique de 25 millions a été mis en place en 2012, très peu d’actions ont été entreprises d’où la volonté de Jean-Charles Watier de reporter cet effort en 2013.
« Nous serons volontaristes mais prudents dans le déploiement », a-t-il déclaré, soulignant que cette mission allait relever des services du Premier ministre et de la Direction interministérielle aux systèmes d’information et de communication de l’Etat, laquelle aura pour mission d’identifier les projets informatiques à soutenir ou encore de labelliser les systèmes d’information financés par le FIPHFP. Ce travail sera mené avec la norme commune RGAA (référentiel général d’accessibilité pour les administrations).
« Le deuxième chantier concernera les sites « .gouv.fr. » : Legifrance par exemple est un outil de travail, or il n’est pas accessible aux personnes handicapées. Enfin, une convention a été signée avec le Centre national d’enseignement à distance (CNED) afin que les enseignants, qui bien souvent ne peuvent plus travailler en présentiel et assurent chez eux la correction des copies, puissent à nouveau enseigner, à distance ».
Autant de dossiers pour lesquels le FIPHFP bénéficiera de l’appui d’un comité scientifique, dont la composition a été confiée à Didier Fontana, ancien président du fonds.
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