Plusieurs associations ont réagi au plan « solidarité grand âge » détaillé le 27 juin par le ministre délégué aux Personnes âgées Philippe Bas, s’inquiétant en particulier du flou qui entoure son financement.
La Fédération nationale des associations de directeurs d’établissements et services pour personnes âgées (Fnadepa) a jugé que le plan « Solidarité grand âge » représentait « une avancée significative » mais s’est interrogé sur la crédibilité de son financement.
« Une commission rendra sa copie de faisabilité financière seulement début 2007, en pleine période électorale », souligne-t-elle. « Comment financer un tel programme social, alors qu’il apparaît d’ores et déjà de deux à trois fois inférieur à ce qui avait été chiffré par les professionnels ? »
L’Uniopss a estimé le 27 juin que le plan comprenait « de bonnes perspectives », mais que « le compte n’y est pas ». L’Uniopss salue notamment « l’objectif de convergence entre le taux d’encadrement en personnel dans les EHPAD (établissements d’accueil de personnes âgées dépendantes) et le ratio de personnel des établissements accueillant des personnes handicapées » (1 pour 1) et « la revalorisation des programmes de création de places médicalisées en établissement et à domicile ».
« En revanche, la limitation à 5.000 places nouvelles par an en EHPAD est loin de répondre aux besoins », et « le chiffrage du plan ne permet pas d’assurer la mise en oeuvre des objectifs annoncés », déplore l’Uniopss.
La Fédération nationale des personnes âgées en établissements et de leurs familles (Fnapaef) a jugé mardi que le plan « Solidarité grand âge » représentait « une réelle avancée » mais s’est inquiétée des délais et du « flou » qui entoure les modalités du financement du plan.
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