Les maires de neuf communes de l’Hérault sont mobilisés contre la fermeture prévue de classes maternelles et primaires dans ce département, « le plus sinistré de France » en matière éducative selon eux.
Dans une lettre adressée récemment au ministre de l’Education nationale, ces maires (de différentes étiquettes) et les parents d’élèves organisés en « collectif de défense des écoles de l’Hérault », soulignent que dix postes d’enseignants doivent fermer à la rentrée dans les écoles maternelles de ces communes.
Dans les écoles primaires, 19 classes vont fermer et 19 classes ouvrir. Mais les situations locales comme les classes locales d’insertion scolaire, les projets pédagogiques en place, l’accueil d’enfants de gens du voyage, la création de bâtiments, le recrutement de personnels ou le lancement de projets urbains « ne sont pas pris en compte », ont-ils déclaré lors d’une conférence de presse.
Ils déplorent en outre que l’inspecteur d’académie, Paul-Jacques Guiot, ait décidé de « rendre 29 postes supplémentaires d’enseignants » au ministère, pour la rentrée 2006.
Et ce, alors que la population de l’Hérault « ne cesse d’augmenter au rythme de 1500 habitants par mois » au profit des « villes et villages situés à proximité » de Montpellier.
Pour l’inspection d’académie, certaines fermetures et ouvertures, décidées en fonction des effectifs, sont « conditionnelles », c’est-à-dire qu’elles sont soumises au comptage des élèves présents à la rentrée 2006.
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