Un repérage précoce des troubles de conduite chez l’enfant ou l’adolescent, assorti si nécessaire à une prise en charge individuelle, a été préconisé le 20 juin par une commission multidisciplinaire qui a auditionné des experts sur ce sujet.
Cette « commission d’audition », dont le travail a été organisé par la Haute autorité de santé, est composée de juristes, psychiatres et médecins, d’un principal de collège et d’un sociologue. Elle est présidée par la magistrate Nicole Maestracci, également présidente de la Fnars. Evoqué à l’origine dans le projet de loi de prévention de la délinquance, ce dépistage devait être réalisé par les centre de PMI.
Reconnaissant qu’un tel repérage entraîne un « risque de stigmatisation », elle a relevé qu’il y a « beaucoup plus de risques à laisser des enfants en souffrance sans aucune prise en charge ». Mais « le pire serait de repérer les enfants sans leur offrir autre chose qu’une place sur une liste d’attente », a-t-elle ajouté, relevant qu’en Seine-Saint-Denis, 5.000 enfants n’ont pas pu être reçus par une structure de prise en charge pédopsychiatrique « dans l’année de leur demande ».
« Il ne s’agit pas de détecter des délinquants, mais des enfants qui vont mal », a-t-elle précisé alors que les projets de dépistage précoce des troubles du comportement, défendus par le ministre de l’Intérieur et un récent rapport de l’Inserm (recherche médicale), ont suscité une levée de bouclier parmi les professionnels de la petite enfance.
Social
Une commission préconise un repérage précoce des troubles de conduite
Publié le 20/06/2006 • dans : France
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