La vie à la ferme protège bien mieux des risques d’allergie que la vie urbaine, même dans les petites villes, selon les premières conclusions d’une étude menée depuis 2003 dans cinq pays européens, a indiqué une des coordinatrices françaises du projet.
« Un enfant élevé dans une ferme a environ deux fois moins de risque d’être sujet à une pathologie allergique qu’un enfant qui grandit en ville », a déclaré Dominique-Angèle Vuitton, professeur d’immunologie à l’université de Franche-Comté. Selon elle, « la consommation de lait cru » peut notamment expliquer cette « singularité ». »
Les coordonnateurs européens de cette étude, réunis à Arc-et-Senans (Doubs) devraient finaliser le « rapport d’étape » qui sera envoyé « dans les tout prochains jours » à la Commission européenne, principal bailleur de fonds du projet, selon le Pr Vuitton.
Baptisée « Pâture », cette étude menée depuis 2003 dans des régions d’élevage bovins de cinq pays européens (France, Finlande, Allemagne, Suisse, Autriche) porte sur 1.000 enfants — 500 vivant à la ferme et 500 issus d’un milieu rural non paysan — qui ont été « suivis » avant même leur naissance. Le volet français de l’étude a été mené en Franche-Comté. Des analyses du cordon ombilical au moment de l’accouchement et des tests sanguins sur l’enfant lors de son premier anniversaire se sont ajoutés à des questionnaires sur le style d’alimentation et de vie de l’enfant adressés aux parents. « Pour pouvoir affiner notre recherche, il faudrait maintenant pouvoir suivre les enfants jusqu’à ce qu’ils aient 5 ans », indique le Pr Vuitton qui espère pour cela disposer des fonds nécessaires.
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