Le président de l’Union des caisses d’assurances maladie (Uncam), Michel Régereau (CFDT), a émis des « réserves » sur les mesures annoncées vendredi 5 mai par le ministre de la Santé pour aménager le dispositif de permanence des soins (PDS, gardes et astreintes des médecins libéraux).
Après une réunion jeudi 4 mai avec l’ensemble des acteurs, Xavier Bertrand a annoncé de nouvelles mesures destinées à rendre, selon lui, « plus efficace et plus homogène sur le territoire » le dispositif de PDS.
Jeudi, « le président de l’Uncam a fait part de ses réserves conformément au débat qui a eu lieu » lors d’un conseil de son organisation le 20 avril, indique un communiqué de l’Uncam.
Il regrette d’une part que « les représentants des assurés sociaux et des malades n'[aient] pas été rencontrés alors qu’ils sont les premiers bénéficiaires de cette organisation ».
D’autre part, M. Régereau souligne que le conseil du 20 avril « avait rappelé son attachement à une obligation collective de résultat en terme de participation de la médecine de ville à la PDS ».
Enfin, le président de l’Uncam indique que « le conseil préférait que les médecins participent à la régulation libérale au lieu du renforcement de la garde hospitalière ».
Pour la PDS pendant la deuxième partie de la nuit (entre minuit et 08H00), le ministre a en effet annoncé que les préfets « auront la possibilité, au cas par cas et en l’absence de solution alternative, de confier à un ou plusieurs établissements hospitaliers l’organisation de la permanence des soins » pendant cette période, « accompagnée des moyens correspondants ».
« Outre les incidences en matière de coût pour la collectivité, un tel dispositif accentuerait inévitablement, les inégalités d’accès aux soins pour les personnes dont le lieu d’habitation est éloigné d’un établissement, et plus particulièrement dans les zones rurales », estime M. Régereau..
Enfin il est « en désaccord » avec la mesure qui étend la PDS au samedi après-midi. Elle « porte un risque d’élargissement à l’ensemble du territoire et au samedi matin et ce faisant de réduire à nouveau l’accès aux soins », selon lui.
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