La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) a demandé mercredi un « véritable droit universel au logement », regrettant que le plan triennal pour l’hébergement des SDF annoncé lundi par la ministre déléguée à la Cohésion sociale, Catherine Vautrin, ne l’assure pas.
Pour elle, « la réponse « humanitaire » échelonnée qu’apporte l’Etat (…) s’inscrit encore dans le maintien en situation de précarité de cette population des plus fragiles, qui reste contrainte de rechercher presque quotidiennement un lieu pour dormir sans accès à un habitat durable ».
Rappelant qu’il y a « 87.000 » sans domicile fixe en France, la LDH a affirmé que « l’urgence de remédier à une situation inacceptable dans un pays riche aurait mérité d’une part l’ouverture immédiate toute l’année de structures d’hébergements en nombre suffisant permettant de ne plus laisser personne à la rue, d’autre part l’orientation rapide de tous les SDF vers des logements pérennes avec l’accompagnement social adapté à chaque cas ».
Catherine Vautrin a annoncé lundi un « plan triennal pour améliorer l’hébergement » des SDF, d’un montant de 50 millions d’euros, qui prévoit de « pérenniser à l’année » les 5.000 places du niveau 1 du plan hiver.




