Trois ministres, Xavier Bertrand (Santé), François Baroin (outre-mer) et Léon Bertrand (Tourisme), ont appelé mardi au « combat collectif » contre l’épidémie de chikungunya à La Réunion, qui sévit aussi à Mayotte.
Face à « une maladie trop peu connue, qui frappe pour la première fois un territoire français », le Premier ministre Dominique de Villepin a annoncé depuis La Réunion un plan en plusieurs volets (prévention, sanitaire, recherche) d’un montant global de 92,5 millions d’euros, a précisé François Baroin.
Xavier Bertrand a déclaré que « 160.000 cas » au total (pour environ 800.000 Réunionnais) avaient été enregistrés depuis février 2005.
A propos des 77 décès survenus à La Réunion, le ministre de la Santé a indiqué que si 72
Un « pont aérien » doit permettre aux professionnels sur le terrain de se relayer. Les traitements anti-douleur seront remboursés à 100%, a rappelé Xavier Bertrand. « 40.000 kits anti-moustiques ont été mis à disposition par la Mutualité française et seront redéployés dans les prochains jours dans les écoles et dans les crèches », a-t-il dit.
Dans le domaine de la recherche, une « cellule nationale de coordination de la recherche sur le chikungunya », présidée par le professeur Antoine Flahaut, épidémiologiste, fonctionne depuis le 20 février, avec un budget de 9 millions d’euros et un « centre de recherche et de veille sanitaire » sera créé à la Réunion et dédié aux maladies émergentes.
A Mayotte, île française de l’archipel des Comores, également dans l’Océan indien, 1.800 cas de chikungunya ont été détectés, pour une population d’environ 180.000 personnes, selon Xavier Bertrand.
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