« Une révolution culturelle « , susceptible de créer, d’ici à 2010, 1 à 2 millions d’emplois « qualifiés, de proximité et non délocalisables ». En recevant les dirigeants des six émetteurs du chèque emploi service universel (CESU) et des douze enseignes nationales de service, le 14 février, pour le lancement officiel de son Plan de développement des emplois de services à la personne, Jean-Louis Borloo, ministre de la Cohésion sociale a donné un nouveau coup de projecteur sur les gisements de ce secteur.
Reste que le défi à relever se situe dans la professionnalisation des services rendus et la structuration de l’offre. Un chantier tout juste entamé. « Notre première mission sera de donner une impulsion pour la concrétisation d’un accord interprofessionnel, étape intermédiaire avant une convention collective, qui permettra aux salariés de constituer un temps plein en exerçant plusieurs métiers », précise son président Laurent Hénart.
Autre incertitude : la solvabilité des personnes en difficulté, elles aussi employeurs potentiels. « Le CESU se veut universel. Mais qu’en est-il des cinq à six millions d’exclus ? », relève Patrick Kanner, président de l’Union sociale des Centres communaux d’action sociale, impliquée dans une enseigne de services, France Domicile.
Social
Services à la personne : beaucoup d’espoirs, beaucoup d’inconnues
Publié le 17/02/2006 • dans : France
Ma Gazette
Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée




