2006-2007 s’annonce une période chargée pour la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (Fnars), qui lance ce mois-ci ses états généraux.
Parler de la vie quotidienne des personnes en difficultés, du travail de terrain des associations, partager constats et analyses avec d’autres acteurs sociaux, et formuler des propositions : tel est le programme de travail des 22 associations régionales et 90 délégations départementales d’ici à février 2007.
Leurs propositions seront présentées dans un Livre blanc à l’occasion du congrès des 50 ans de la Fnars, les 16 et 17 novembre prochains. Sur la base de ce document, la Fnars interpellera les futurs candidats aux législatives et à la présidentielle du printemps 2007.
« Nous voulons faire un état des lieux aux niveaux régional et départemental pour voir ce qui marche et ce qui ne marche pas », explique Nicole Maestracci, présidente de la Fnars. « Le visage de la précarité se modifie en profondeur, avec l’apparition des travailleurs pauvres, des jeunes adultes en difficulté, des familles accueillies en centre d’hébergement. Autant d’évolutions auxquelles nous devons nous adapter ».
La Fnars espère bien voir les conseils généraux et régionaux rejoindrent les débats qu’elle va organiser. Pour décloisonner les interventions, elle souhaite élargir les débats aux problématiques de l’emploi, du logement, de la santé. Autre préoccupation : clairifer les interventions. « Certaines collectivités territoriales prennent des initiatives très intéressantes pour lutter contre l’exclusion. Seulement, nous, associations, sommes confrontées à des problèmes de visibilité et de pilotage ».
Les services de l’Etat en revanche devraient rester en retrait : « Nous avons sollicité le Premier ministre et le ministre de la Cohésion sociale, pour faire avec l’Etat un constat partagé. Mais nous n’avons pas eu de réponse », déploire Nicole Maestracci. « Pour les gouvernements, il temps, pourtant, d’arrêter de prendre des mesures de circonstances successives, qui s’ajoutent les unes aux autres et ne répondent pas vraiment aux problèmes ».




