La proportion des personnes les plus fragiles s’est accrue dans le peuplement des zones urbaines sensibles (ZUS), selon le rapport 2005 de l’Observatoire des ZUS remis lundi à la ministre déléguée à la Cohésion sociale, Catherine Vautrin.
« La forte mobilité résidentielle renforce la part fragile des populations en ZUS », selon ce rapport, qui rappelle que 61% des habitants des quelque 750 ZUS en 1990 habitent un autre logement en 1999.
« La mobilité résidentielle exerce un fort effet de sélection: les populations les plus fragiles ont tendance à rester dans ces quartiers, alors que les trajectoires sociales ascendantes s’accompagnent souvent d’un départ des ZUS », indique l’Observatoire.
« En ZUS, le fait d’être femme, d’être jeune ou immigré expose davantage au risque de chômage », souligne le rapport. Le taux de chômage des 15-59 ans est en moyenne sur l’année 2004 de 20,7% dans les ZUS, soit environ le double de la moyenne nationale.
Près d’une ZUS sur trois compte entre 20 et 30% de bas revenus fiscaux. Dans 20% des ZUS, cette proportion dépasse 40% de la population, selon le rapport.
Concernant la santé, l’Observatoire estime que les ZUS ont en moyenne deux fois moins d’établissements médicaux que leurs communes ou leurs unités urbaines.
Au chapitre éducation, « les grands écarts constatés demeurent: la proportion d’élèves en retard de 2 ans ou plus en 6ème est supérieure de trois points dans les établissements en ZUS », selon le rapport.
Social
Proportion accrue des populations fragiles dans les zones urbaines sensibles
Publié le 24/10/2005 • dans : France
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