Le président d’Emmaüs France, Martin Hirsch a annoncé lundi, à l’occasion de la Journée du refus de la misère, qu’il suspendait sa participation au Conseil national de lutte contre l’Exclusion (CNLE) « tant que l’Etat n’aurait pas honoré ses engagements » en matière d’insertion.
A l’origine de cette décision: « le non respect des engagements de l’Etat à l’égard du Relais, une importante entreprise d’insertion, membre d’Emmaüs France », explique-t-il.
« La ministre chargée de la cohésion sociale, Madame Nelly Olin, s’était engagée par une lettre datée du 10 mai dernier à ce que l’Etat apporte un soutien à hauteur de 500.000 euros par an pendant trois ans au Relais. Par la suite, et afin d’assurer un financement plus pérenne de cette filière, la mise en place d’une +contribution environnementale+ devait être étudiée », explique M. Hirsh.
Or, « malgré de nombreuses relances de la part du Relais et d’Emmaüs jusqu’à ces derniers jours, ce soutien ne s’est jamais concrétisé. Il semble même remis en question et soumis à de nouvelles conditions. Ce changement inexplicable met en danger la pérennité de nombreux emplois, témoigne d’un mépris inacceptable à l’égard du travail d’insertion et des personnes fragiles concernées », ajoute-t-il.
Social
Le président d’Emmaüs suspend sa partipation au Conseil national de lutte contre l’exclusion
Publié le 17/10/2005 • dans : A la une, France
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