Jean-Michel Roulet, le nouveau président de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires), a indiqué, le 29 septembre, qu’il voulait aider les victimes de sectes à dénoncer ce qu’elles ont subi. « Nous ne sommes pas très forts pour accueillir les victimes de viols mentaux, il y a une formation à faire chez les policiers, les magistrats pour que ces victimes puissent témoigner », a-t-il indiqué, notant que « c’est très difficile de renier quelque chose en quoi on a cru ». Jean-Michel Roulet entend privilégier la constitution d’une jurisprudence, avec des éléments concrets. Selon lui, la liste parlementaire des sectes de 1995 est « complètement caduque » mais « a permis de cerner le phénomène même si c’était de manière partiellement incomplète ». « La vigilance est indispensable, a-t-il souligné. S’il y a des sectes c’est qu’il y a une demande: notre société fragilise l’individu donc il y a une forte demande de salut et les activités sectaires se diversifient, dans la formation professionnelle, les thérapies ou les nouvelles formes de pensées et de soins ».
Social
SECTES. La Miviludes veut aider davantage les victimes
Publié le 03/10/2005 • dans : France
Ma Gazette
Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée




