Le « dispositif de réussite éducative », destiné à aider les enfants en difficulté, se met concrètement en place en cette rentrée, avec 31 millions d’euros déjà dégagés sur 1,4 milliard prévus pour ce plan sur cinq ans.
Deux cents projets sont déjà définis, devant concerner 60.000 « jeunes en fragilité », de source ministérielle. Il devrait y en avoir 750 d’ici 2009 avec priorité aux zones urbaines sensibles (Zus).
Ce plan a été décidé au printemps dernier, dans le cadre de la loi de cohésion sociale par le ministre de l’Emploi, Jean-Louis Borloo, et la ministre déléguée à la Cohésion sociale, Catherine Vautrin, qui en présenteront les grandes lignes jeudi au Conseil des ministres.
Il ne s’agit pas, ont-ils souligné, de se substituer à l’action de l’Education nationale ni même d’oeuvrer dans le seul domaine de la réussite scolaire. Il s’agit d’apporter un « soutien individualisé et personnalisé aux jeunes en fragilité en prenant en compte la globalité de leurs difficultés scolaires, sanitaires et sociales ».
Ainsi, pour chaque projet, des équipes pluridisciplinaires — composées d’éducateurs, pédiatres, psychologues, orthophonistes, nutritionnistes, intervenants culturels et sportifs, etc. — prennent en charge les enfants de 2 à 16 ans.
Cette aide peut prendre la forme de soutien scolaire mais aussi d’activités récréatives, d’éducation à la santé, d’aide aux soins pour les familles, de prévention de violences… Chaque équipe se constitue librement, décide de son projet et reçoit un financement (500.000 euros en moyenne).




