En juin dernier, le syndicat des enseignants du primaire a ouvert un espace de mutualisation sur son site internet et sondé les écoles par ce biais : le SNUIPP a ainsi reçu près de 10 000 réponses sur 47 000 écoles en France. Quelques 2500 réponses émanent d’enseignants dont la collectivité applique la réforme dès le 3 septembre prochain.
Le sondage met en exergue deux points forts : des activités variées et complémentaires aux apprentissages scolaires sont proposées. C’est donc un bon point pour les collectivités, donc. Les apprentissages scolaires sont mieux répartis sur la semaine grâce à la demi-journée supplémentaire.
Pénurie de locaux – Le sondage souligne cependant plusieurs faiblesses aux yeux des enseignants, notamment l’absence de temps de concertation entre les enseignants et les autres professionnels impliqués dans les nouveaux rythmes, ou la pénurie de locaux : le recours aux salles de classe reste un point noir, car les enseignants soulignent qu’il s’agit, pour eux, d’un espace de travail où ils préparent également les cours du lendemain ou reçoivent les parents.
Mais c’est la quadrature du cercle, car le sondage fait aussi part des interrogations des enseignants sur le déroulement d’activités périscolaires hors de l’école…
Le sondage ne spécifie pas qui a rédigé les réponses fournies (directeur d’école, équipe enseignante toute entière ou enseignant isolé) et n’avance pas de contre-propositions aux problèmes soulevés.
« Je plaide cependant depuis longtemps pour que les futurs enseignants bénéficient de stages auprès des services petite enfance ou éducation des collectivités, pour comprendre leur fonctionnement », insiste Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUIPP-FSU.
Grandes tendances – « Il ne s’agit pas d’un bilan, mais nous pouvons ainsi esquisser les grandes tendances en matière d’organisation des rythmes scolaires, décrit Sébastien Sihr. Nous relevons une extrême diversité et des inégalités dans les contenus des offres périscolaires et les coûts pour les familles ».
Cependant, les collectivités nommées n’ont pas fait l’objet d’un classement en fonction de leur taille ou de leur caractère rural, urbain ou péri-urbain, qui peuvent influer sur les moyens à dispositions pour organiser les temps d’activité périscolaire de la réforme.
« La seule chose qui semble émerger, c’est que les grandes villes ont tendance à adopter des organisations similaires, tandis que les solutions sont très diverses chez les communes rurales », conclut le secrétaire-général du SNUIPP.
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