Les enfants respirent un air généralement plus pollué à l’intérieur des écoles qu’à l’extérieur, ce qui affecte leurs performances scolaires, selon les experts réunis lundi pour un colloque à Paris par le réseau Recherche Santé Environnement Intérieur.
Les études de terrain anglaises, danoises, néerlandaises et françaises sont formelles: les écoles sont en général mal aérées et le confinement favorise les concentrations de polluants.
Les experts parlent de « sick building syndrome », qui regroupe des symptômes tels que maux de tête, vertiges, nausées. La mauvaise qualité de l’air peut aussi favoriser les manifestations allergiques et l’asthme. Et surtout, elle affecte directement les performances des élèves: somnolence, perte d’attention etc.
En France, aucune des 11 écoles visitées en 2001 par l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur ne respectait les renouvellements d’air réglementaires de 15 m3 par heure et par personne. Le débit maximal observé dans l’échantillon était de 10 m3.
« Les écoles sont mieux isolées pour économiser l’énergie et les maîtres ne pensent pas toujours à ouvrir les fenêtres », a observé Séverine Kirchner, de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur.
La très grande majorité (80 à 90%) des écoles ne dispose pas de ventilation mécanique, et lorsqu’elle existe, elle n’est pas entretenue (filtres usés etc.)
L’Observatoire proposera aux pouvoirs publics une nouvelle étude sur les écoles l’an prochain
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