France Terre d’Asile (FTA) a dénoncé mardi dans un communiqué la « baisse drastique » des crédits destinés à l’accueil des demandeurs d’asile et réfugiés statutaires en 2005, qui « met en péril » le travail des associations.
Les crédits accusent fin mai un déficit de 30 millions d’euros par rapport aux dépenses engagées en 2004, a affirmé Pierre Henry, directeur général de FTA, reprenant les chiffres qui lui ont été donnés par les directions régionales et départementales des affaires sanitaires et sociales (Drass et Ddass).
Prenant en exemple Paris, il estime que près de 400 réfugiés statutaires pris en charge par son association, en appartements partagés, risquent de se retrouver à la rue à partir du 1er juillet, faute de financement.
« La situation de Paris, où le déficit est de 9 millions d’euros, n’est pas exceptionnelle », dit-il. A Rouen, Blois, Caen également, les crédits manquent et les conséquences seront « dramatiques ».
« Des dispositifs pourtant voulus par l’Etat en début d’année ne sont pas financés, mettant en péril les associations qui les portent, et des familles se voient baladées de département en département », ajoute-t-il.
La question de la prise en charge des populations vulnérables, et notamment étrangères, « ne peut faire l’objet d’une prise en otage budgétaire permanente », insiste le directeur général de France Terre d’Asile, qui demande une simplification de l’ensemble du dispositif d’accueil pour éviter le « jeu de ping-pong » entre l’Etat et les collectivités locales et territoriales.
Social
Hébergement d’urgence : France Terre d’Asile dénonce le manque de crédits
Publié le 07/06/2005 • dans : France
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