La délégation ministérielle à l’accessibilité publie, le 9 septembre, les résultats d’une enquête auprès de 25 villes très engagées dans la mise en œuvre de la loi handicap du 11 février 2005.
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Accessibilité : l’échéance de 2015 (officiellement) maintenue
La délégation ministérielle à l’accessibilité (DMA) publie, le 9 septembre, sous le titre « Accessibilité : comment les villes relèvent le défi ? », les résultats d’une enquête menée sous forme de questionnaire auprès de 25 villes moyennes et grandes, choisies pour leur forte implication dans la mise en œuvre de la loi handicap du 11 février 2005 et invitées à présenter leur démarche : Amiens, Angoulême, Aubagne, Aurillac, Beauvais, Belfort, Bordeaux, Brive, Caen, Châteauroux, Dunkerque, Épinal, Évry, Grenoble, Issy-les-Moulineaux, La Rochelle, Metz, Nantes, Notre-Dame-de-Gravenchon, Poitiers, Rennes, Sélestat, Toulouse, Tourcoing et Tours.
Il s’agissait de savoir comment ces villes s’étaient approprié la politique d’accessibilité.
Quelle organisation ? – La synthèse en a été réalisée avec le Centre d’études techniques de l’équipement (CETE) Nord Picardie. Comme son titre l’indique, l’enquête s’intéresse d’abord au(x) « comment ? » :
- gouvernance politique, organisation des services, transversalité commune/intercommunalité, concertation et partenaires, coordination avec les autres collectivités…
- actions en matière d’établissements recevant du public (ERP), de voirie et d’espaces publics, de transports collectifs, de logement social, de communication,
- actions vers le privé (sensibilisation des commerçants, ERP privés…).
Réussites et difficultés – Dans une deuxième partie, le document de la DMA salue « les plus belles réussites en matière d’accessibilité », chaque ville mettant en vitrine « sa » ou « ses » réalisations emblématiques. Là aussi, l’occasion de voir comment elles se sont organisées et quelles méthodes elles ont adoptées.
Mais, car il y a un mais, le DMA aborde aussi les difficultés rencontrées par les communes, toutes les communes. Une ville a su les résumer dans sa contribution : Aubagne. Et elles sont financières, d’abord, mais aussi institutionnelles, sociétales et techniques.
Bien loin donc du raccourci « quand on veut on peut » : les villes sollicitées, note la DMA, « disent que si elles seront présentes au rendez-vous de 2015, l’accessibilité « pour tous à tout » ne pourra pas être là. Toutefois, elles indiquent qu’elles souhaitent poursuivre leur action en dépassant cette date en planifiant la mise en accessibilité de leurs services et prestations ».
En attendant le comité interministériel – Manifestement la proposition du rapport Campion « d’agendas d’accessibilité programmée » pour « enjamber 2015 » a fait son chemin, même dans les villes considérées comme pilotes. Cela tombe bien…
Reste à la concrétiser : annoncée pour juin, puis pour juillet, la réunion du Comité interministériel du handicap pourrait avoir lieu le 25 septembre. Mais ce n’est encore pas officiel. L’accessibilité en sera le gros morceau…






