Neuf collèges et lycées publics expérimentaux et innovants viennent de décider de se réunir dans une « Fédération des établissements secondaires publics innovants » (FESPI).
Existant parfois depuis une vingtaine d’années, ces établissements pratiquent une pédagogie différente, s’adressant essentiellement à un public de jeunes « décrocheurs », en rupture avec les structures conventionnelles. Autonomes ou rattachés à un établissement traditionnel, ils fonctionnent avec une équipe d’enseignants volontaires.
Ils se sont fédérés pour « mieux défendre leur existence et sensibiliser les institutions publiques et les citoyens à l’importance de leur projet ». « Même reconnus, nous pouvons être remis en cause par des décisions administratives, notamment des nominations ou mutations mettant à mal l’équipe », ont-ils ajouté, citant également des problèmes de statut, de finances ou de locaux.
A l’origine de la FESPI, on trouve les trois structures existant au sein du lycée Jean-Lurçat: le « Lycée intégral » qui rattrape en un an des jeunes de niveau seconde ou 1ère avant de les orienter dans un lycée traditionnel, « La ville pour l’école », structure d’enseignement professionnel en alternance, et le « Lycée solidarité internationale » qui remotive des jeunes « décrocheurs » en jouant sur des projets humanitaires avec le Sénégal.
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