La France devrait se fixer l’objectif « zéro enfants pauvres » à l’horizon 2020, recommande un rapport remis, le 21 avril, au gouvernement pour préparer la prochaine Conférence de la famille.
En février 2004, le Conseil emploi revenus et cohésion sociale (Cerc) avait établi qu’un million d’enfants vivaient en France sous le seuil de pauvreté, soit la moitié du niveau de vie médian (environ 650 euros par mois et par personne en 2003). Le rapport de la commission « famille, vulnérabilité, pauvreté », présidée par le président d’Emmaüs, Martin Hirsch, remis à Philippe Douste-Blazy, plaide pour mieux « combiner les revenus du travail et les revenus de la solidarité », constatant qu' »un allocataire du RMI perd souvent de l’argent quand il reprend un emploi ».
Face à cela, elle propose la création d’une nouvelle prestation, le « revenu de solidarité active » (RSA), qui permettrait de cumuler revenus du travail, prestations sociales types Rmi et aides fiscales type prime pour l’emploi.
Le montant des prestations sociales serait cependant diminué en fonction des revenus tirés du travail.




