Les familles monoparentales, dont le nombre a fortement progressé pour représenter 16,7% des familles, disposent d’un « niveau de vie souvent modeste », amélioré de 20% en moyenne par les prestations sociales.
« Entre 1990 et 1999, le nombre de familles monoparentales comprenant au moins un enfant de moins de 25 ans a fortement augmenté, passant de 1.175.000 à 1.495.000 », soit 16,7% des familles, note l’étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees, qui dépend des ministères de la Santé et de la Cohésion sociale).
« Les parents de familles monoparentales sont le plus souvent des femmes (86%) », ajoute l’étude.
Malgré les problèmes de garde d’enfants, les mères seules « sont plus souvent sur le marché du travail » que les mères en couple.
Avant les prestations sociales, le niveau de vie de ces familles monoparentales « est souvent modeste ». Les prestations sociales (comme le RMI ou l’Allocation pour parent isolé), « l’améliorent (de +20% en moyenne) et réduisent le taux de pauvreté monétaire de ces familles en moyenne de 28 points », poursuit l’étude.
« Malgré cet apport, le risque de pauvreté monétaire demeure supérieur à celui des couples », ajoute la Drees.
« Par ailleurs, les conditions de logement des familles monoparentales sont moins favorables que celles des couples avec enfant: elle sont plus souvent locataires » et vivent dans des logements plus petits.
Les familles fragiles sont cette année le thème de la Conférence de la famille, qui a généralement lieu au printemps, et dont le Premier ministre doit encore annoncer la date.




