Jean-Pierre Raffarin a affirmé que l’Etat « paiera les dépassements » pour le financement du RMI, dont le versement a été transféré aux départements dans le cadre de la décentralisation.
En février, l’Assemblée des départements de France (ADF) a dénoncé « le décalage financier » entre les sommes affectées par l’Etat aux conseils généraux pour le financement du RMI et les dépenses que celui-ci engendre, estimant que « le compte n’y est pas ». Selon l’ADF, le différentiel recettes/dépenses se monte à « 435 millions d’euros sur l’ensemble de l’année 2004 ».
De son côté, le maire PS de Paris Bertrand Delanoë a demandé au Premier ministre que l’Etat compense une charge supplémentaire de 33 millions d’euros pour sa ville en 2004, dans le cadre du transfert du RMI.
« L’Etat », a souligné Jean-Pierre Raffarin, « ne peut pas transférer une responsabilité sans transférer en même temps la charge financière liée à cette responsabilité ». « Il financera le coût exact de la dépense. C’est un engagement que je prends parce que c’est un engagement de décentralisation et de responsabilité », a-t-il ajouté.




