Le ministre de l’Education François Fillon a exposé mardi, devant la Commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale, les moyens budgétaires à dégager pour la future réforme de l’Ecole, évalués globalement à 2 milliards d’euros.
Le soutien individualisé qui sera dispensé aux élèves en difficulté dans le primaire (à raison de trois heures hebdomadaires par groupes de huit élèves pour 15 % de l’effectif total) devrait représenter l’équivalent de 10.000 enseignants supplémentaires et coûter 320 millions d’euros par an. Dans le secondaire, il devrait représenter l’équivalent de 240.000 heures supplémentaires.
Les bourses au mérite sur critères sociaux, qui doivent être majorées de 30% et multipliées par trois pour concerner 75.000 bénéficiaires, coûteront 17 millions par an.
Le recrutement de 1.520 infirmières sur cinq ans (300 par an) coûtera 10 millions par an.
La politique de développement de l’intégration des handicapés coûtera 16 millions d’euros par an sur cinq ans.
Le développement du dispositif-relais pour élèves en rupture (200 structures de plus en cinq ans) coûtera 13 millions par an.
Le dédoublement des classes de langues nécessitera le recours à des assistants (étudiants étrangers) et demandera l’équivalent de 10.000 postes à temps plein.
La formation continue des enseignants, hors temps de travail mais indemnisée, coûtera 126 millions d’euros par an, a-il dit, précisant également la nécessité d’optimiser les moyens existants.
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