La présidente de l’Association des paralysés de France (APF), Marie-Sophie Desaulle, a estimé que la loi handicap adoptée le 3 février par le Parlement et présentée mardi à l’Elysée par le président Jacques Chirac, constituait « seulement une étape ».
« Cette loi ne constitue qu’une étape, il y a encore un long chemin à parcourir pour que les personnes handicapées puissent se déplacer librement ».
« Une loi ne suffit pas: les principes de celle de 1975 n’ont pas été concrétisés. Il faut que l’ensemble des décideurs publics se saisisse du sujet, sinon la loi restera une incantation », a-t-elle ajouté.
Sur l’accessibilité, alors que la loi prévoit de rendre accessibles aux handicapés les transports en commun, les immeubles d’habitation et les lieux recevant du public dans un délai maximum de 10 ans, Marie-Sophie Desaulle a lancé un appel « aux propriétaires de commerces de proximité, de cinémas, aux maires, à la Poste. « S’ils ne se mobilisent pas, on ne va pas y arriver », a-t-elle jugé.




