Comme annoncé, plusieurs centaines de personnes handicapées étaient rassemblées aux abords de l’Assemblée nationale, mercredi en fin de matinée à l’appel de l’Association des Paralysés de France (APF), pour dénoncer les amendements du Sénat sur le projet de loi Handicap.
Ces manifestants ont dénoncé sous une banderole « SOS Loi en péril », les « reculs révoltants » adoptés selon eux par les sénateurs, qui ont supprimé de la loi, en première lecture, le délai minimal de six ans pour la mise en accessibilité aux handicapés des transports et des établissements publics.
Ils craignent que les établissements recevant du public ne se sentent dès lors guère contraints par la loi à effectuer les aménagements nécessaires.
Une délégation de l’APF devait être reçue mercredi en milieu d’après-midi à l’Assemblée nationale. Le projet de loi Handicap doit y être débattu en seconde lecture entre les 20 et 22 décembre.
Des cahiers de doléances ont été signés par les manifestants, qui réclament aussi une revalorisation des ressources des handicapés, notamment de celles des personnes dans l’incapacité de travailler et qui ne touchent que l’allocation adulte handicapé (AAH).
Au 31 décembre 2003, le nombre de bénéficiaires de l’AAH était de 770.000, pour un coût global de 4,5 milliards d’euros annuels.




