A la veille de la présentation par François Fillon de son grand projet de loi sur l’éducation, Claude Thélot, le chef d’orchestre de la réforme, est venu mercredi matin répondre aux interrogations des élus. Sans dévoiler le contenu de la future loi, il a affirmé que la diversité des situations des élèves devait être mieux prise en compte pour une réelle réduction des inégalités. « Afin de marier diversité des situations et unité du système éducatif, des contrats pluri -annuels doivent être signés entre chaque établissement, les élus et les représentants de l’Etat », a expliqué Claude Thélot.
Plusieurs élus se sont en effet plaints de l’application sur leur territoire de solutions toutes faites, et refusent par exemple une intercommunalité éducative appliquée d’office. « L’école qui réussit est celle qui est ancrée sur son territoire, que ce soit en milieu rural ou urbain », a rappelé Francis Oudot, président de l’Association nationale des directeurs de l’éducation des villes.
Clarifier l’éducation prioritaire
L’éducation est aussi l’un des volets du projet de loi cohésion sociale actuellement débattu au Parlement. Le texte prévoit en effet la création de 751 dispositifs de réussite éducative pluridisciplinaires dans les zones urbaines sensibles. « L’objectif est de réunir l’ensemble des partenaires éducatifs et de coordonner les actions mises en oeuvre autour des enfants en difficulté et de leurs familles. Ce dispositif, financé par de nouveaux crédits du ministère de la Ville, pourrait être financé via la caisse des écoles, ou les établissements publics d’enseignement, ou encore les GIP dans les Grands projets de ville », a résumé Mme Durand -Savia, du ministère de la Ville. Certains élus ont cependant exprimé leurs craintes d’un brouillage avec les dispositifs déjà existants tels que la veille éducative.
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