Dans un rapport présenté le 5 juillet, le Conseil économique et social (CES) s’alarme de la pénurie et de la faible qualification des salariés du secteur médico-social et appelle le gouvernement à agir d’urgence face au risque de « catastrophe ».
Le secteur sanitaire et social, qui regroupe 31.000 établissements publics et privés ainsi que le secteur de l’aide à domicile et s’adressant aux personnes malades, âgées, handicapées ou en difficulté sociale, connaît en effet déjà « deux sortes de pénuries: un manque de salariés qualifiés et des postes budgétés mais vacants ». A cela s’ajoute les départs massifs à la retraite dans les prochaines années.
Le CES propose une batterie de mesures pour revaloriser les métiers médico-sociaux, en terme d’image, de formation et de rémunération.
Le conseil préconise aussi que « les ministères de la Santé et des Affaires sociale impulsent un plan de résorption de l’emploi non qualifié »; il demande ainsi d’autoriser les « faisant fonction » qui occupent des postes qualifiés, sans en toucher la rémunération, de bénéficier de ce différentiel de salaire pour payer une formation diplômante.
Il prône également la création d’un fonds paritaire pour la formation qui permettrait à des aides-soignants de devenir infirmiers, par exemple, ou à certains personnels de devenir cadres.
La reprise de négociations salariales conventionnelles semble aussi nécessaire pour faire décoller des salaires encore trop bas et pour offrir des « parcours professionnels positifs ».




