Dans une motion adoptée à l’unanimité, ces professionnels, regroupés au sein de l’organisation Domaines skiables de France (DSF), ont fait part de leur « profond ressentiment » face aux projets de calendrier actuellement à l’étude au sein du ministère.
Le président du Medef Pierre Gattaz est venu en personne leur apporter son soutien. « Le problème numéro un en France c’est le chômage (…) Toute mesure doit être prise à l’aune de la création d’emploi », a dit le patron des patrons pour défendre une « filière très dynamique », mais qui craint de perdre quelque 1.500 emplois de saisonniers.
« Nous espérions que le nouveau calendrier scolaire tienne compte de l’impact du précédent. Malheureusement il reproduit les mêmes erreurs », a estimé le président de DSF, Pierre Lestas.
Des vacances de printemps pénalisantes – Son organisation, qui représente quelque 230 professionnels de la glisse, déplore que, depuis la saison 2010-2011, les élèves travaillent plus longtemps entre Noël et les vacances d’hiver, ce qui décale d’autant les vacances de printemps. Ces dernières sont désormais placées « de mi-avril à mi-mai », soit « en dehors de la saison touristique », selon DSF.
En raison de ces décalages, « la fréquentation des stations de montagne durant les vacances de printemps a chuté de 70% en trois ans », précise la motion adoptée jeudi.
La filière ski emploie en France quelque 120.000 saisonniers. En 2013, elle a réalisé un chiffre d’affaires de 1,4 milliard d’euros.
Thèmes abordés




