Cette intervention se déroule le jour-même où de nombreuses manifestations contre la réforme se sont déroulées dans tout le pays. Abrogation, report, aménagement, renégociation et boycott. Tels sont les mots accolés à la réforme des rythmes scolaires par ses opposants. Débutée à Paris le 12 novembre par les agents territoriaux, la protestation devrait s’étaler jusqu’en décembre, prenant la forme de plusieurs appels à manifester.
Le mécontentement a toutefois culminé ce 14 novembre, journée d’action commune aux enseignants et aux territoriaux. Massive à Paris, fief de l’opposition dure à la réforme, celle-ci aura réuni 50 % des enseignants selon le ministère. La grogne a été plus moyennement suivie sur le reste du territoire (21 % de grévistes). Les motifs d’exaspération des enseignants dépassent cette seule réforme. Les syndicats de territoriaux, eux, ne visent pas tous son abrogation.
Les négociations entre l’Association des maires de France et Matignon, censées apporter, au Congrès des maires, des réponses sur les financements et les taux d’encadrement, suffiront-elles ? Verdict la semaine prochaine.
Cet article est en relation avec les dossiers
- Congrès des maires 2013 : toutes les infos, tous les débats
- Rythmes scolaires : les communes à l'heure des choix
Thèmes abordés




