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La nouvelle livraison de l’étude Erpurs (évaluation des risques de la pollution urbaine sur la santé) confirme les résultats des précédents travaux : les épisodes de pollution atmosphérique en Ile-de-France s’accompagnent d’une augmentation de la morbidité et de la mortalité. Ainsi, le passage d’un niveau de pollution de base (non dépassé au cours des 18 jours les moins pollués de l’année) à un niveau médian (atteint ou dépassé la moitié des jours de l’année) coïncide avec une hausse de 7,9 % des hospitalisations pour asthme des moins de 15 ans (en rapport avec le dioxyde d’azote), de 5,1 % pour les hospitalisations pour maladies respiratoires des moins de 15 ans (en rapport avec les particules fines) et de 4,7 pour la mortalité pour causes respiratoires (en rapport avec les particules fines).
Ces augmentations « sont statistiquement significatives, et les mêmes types de liens sont été retrouvés pour la plupart des polluants, des maladies et des classes d’âges », souligne l’observatoire régional de la santé (ORS) d’Ile-de-France, qui a coordonné les travaux. A noter que cette étude épidémiologique, couvrant la période 1987-2000, se concentre sur les effets sanitaires à court terme de la pollution atmosphérique et ne s’attache pas aux effets à long terme, « qui sont au moins aussi importants ».
Les objectifs de qualité de l’air fixés pour 2010 pour le dioxyde d’azote (recul de 20 % de la concentration moyenne par rapport à 2000) devraient se traduire par un recul de 3,4 % des hospitalisations pour asthme des moins de 15 ans.
Laurence Madoui.
ORS, tél. : 01 44 42 64 70, www.ors-idf.org






