« Le RMA n’apportera pas de solution au chômage et aux contraintes sociales ». Fort de cette analyse, le président du conseil général des Bouches-du-Rhône limitera la signature de ces nouveaux contrats au seul secteur non marchand associatif et le refusera aux collectivités (sauf cas exceptionnels) et aux entreprises. Une décision qui va de pair avec le choix de mettre en oeuvre « une vraie stratégie d’insertion », jugée d’autant plus indispensable qu’avec 70 345 Rmistes soit près de 140.000 personnes couvertes (7,2% de la population), le département affiche les chiffres les plus élevés de l’hexagone. Pour définir cette stratégie, il a confié une étude sur la décentralisation du RMI à un groupe d’experts indépendants comprenant des économistes, des représentants du monde syndical et patronal et le président de la Chambre régionale des comptes. Des assises sur l’insertion seront par ailleurs organisées en octobre avec l’ensemble des partenaires. D’ores et déjà, le département prévoit de créer un grand service de l’emploi et de l’insertion et une dizaine de pôles territoriaux d’insertion, l’ensemble fonctionnant avec une logique d’agence « responsable et ayant des comptes à rendre », précise Vincent Pottier, le directeur général des services. Le conseil général engage par ailleurs un recours en contentieux contre l’Etat, car il conteste son mode de calcul du montant des charges transférées pour le RMI. Le différentiel s’élevait à 7 millions d’euros et pourrait atteindre 60 millions d’ici la fin de l’année pour 335 millions de prestations versées, alors que le nombre de Rmistes a déjà augmenté de 3.000 depuis janvier, chiffre qui devrait atteindre 10.000 personnes fin 2004 selon le département.
Social
Les Bouches-du-Rhône veulent définir une vraie stratégie d’insertion des Rmistes
Publié le 04/06/2004 • dans : France
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