L’examen du projet de loi sur le handicap par l’Assemblée nationale, en première lecture, a donné lieu à un bras de fer entre gouvernement et députés, à propos de la définition du handicap et de la prestation compensatoire. Considérablement ralenti par des suspensions de séances à répétition et des réunions inopinées de la commission des affaires sociales pour examiner de nouveaux amendements gouvernementaux, l’examen du texte devrait toutefois aboutir à un vote solennel des députés le 8 juin. Le texte, qui a déjà été adopté par le Sénat le 2 mars, reste en deça des attentes des associations. Ces dernières déplorent notamment une définition encore trop médicale du handicap et l’absence de précisions concrètes sur la future prestation compensatoire,. A l’unanimité APF (paralysés), AFM (myopathes), Fnath (accidentés de la vie) etc. réclament une « compensation intégrale » du handicap, sans condition d’âge et de ressources, et qui devrait se traduire par un revenu équivalent au SMIC. Orientation que Marie-Anne Montchamp, secrétaire d’Etat aux personnes handicapées a rejetée, au nom du principe de différence entre les revenus tirés du travail et les ressources issues de la solidarité nationale.
Social
Le débat parlementaire sur le handicap déçoit les associations
Publié le 04/06/2004 • dans : France
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