Ils devront recenser les personnes vulnérables tandis que L’Etat aidera les maisons de retraite à se doter d’une pièce rafraîchie.
Philippe Douste-Blazy et les secrétaires d’Etat aux personnes âgées (Hubert Falco) et aux personnes handicapées (Marie-Anne Montchamp) ont apporté, le 5 mai, des précisions sur le plan canicule, censé être opérationnel dès l’été prochain. Articulé autour de 4 niveaux progressifs (vigilance, alerte, intervention, réquisition), il fait directement appel aux maires pour l’inscription des personnes à risques sur les listes que les préfets tiendront à jour. Cette implication des élus se fera « dans un cadre conventionnel ». Toute personne de plus de 80 ans, isolée ou à autonomie réduite, sera automatiquement recensée. Les autres personnes qui le souhaitent pourront se manifester en mairie pour figurer sur la liste.
Les maisons de retraite recevront une aide de l’Etat – à hauteur de 40% – pour s’équiper d’une pièce rafraîchie. Selon Philippe Douste-Blazy, les fabricants, installateurs et importateurs d’appareils rafraîchissants se sont engagés, lors d’une réunion qui s’est tenue le 4 mai, à livrer en priorité les commandes qui seront labellisées « ministère de la Santé ».
De leur côté, les députés ont adopté, le 5 mai, la mise en place d’un dispositif de veille et d’alerte au profit des personnes dépendantes, lors de l’examen en première lecture du projet de loi sur l’autonomie des personnes âgées et handicapées. Un article stipule qu' »il est institué dans chaque département un plan d’alerte et d’urgence au profit des personnes âgées, des personnes handicapées et des personnes particulièrement vulnérables du fait de leur isolement en cas de risques exceptionnels ». Ce dispositif décline en fait le plan national.
Thèmes abordés




