Plusieurs centaines de personnes venues de Saint-Affrique (Aveyron) – 250 selon la police, 500 selon les organisateurs -, ont manifesté mardi après-midi à Toulouse pour défendre l’avenir de leur hôpital.
Les manifestants, opposés à un protocole de réorganisation avec l’hôpital de Millau, exigent notamment la reprise de l’activité chirurgicale et de l’astreinte radiologique.
Une délégation conduite par le maire socialiste de la ville Alain Fauconnier est ressortie de l’Agence régionale d’hospitalisation (ARH) avec le sentiment « d’un mûrissement de l’administration et de la fin du mépris pour les hôpitaux de proximité ».
« On nous a assuré que des décisions importantes seraient prises par le gouvernement dans les tous prochains jours », a déclaré Alain Fauconnier avant la dispersion du cortège.
Les organisateurs de la Coordination pour l’hôpital de Saint-Affrique se veulent cependant « méfiants après les promesses non tenues et entendent maintenir la mobilisation « .
Le mouvement, débuté à Saint-Affrique en octobre, a débouché sur la création début avril d’une Coordination nationale de défense des hopitaux de proximité.
« Notre combat a eu un tel écho au niveau national que le nouveau ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy, a donné son accord de principe pour me rencontrer en tant que président de la Coordination nationale. Le temps du mépris à l’égard des hôpitaux de proximité semble passé », a estimé Alain Fauconnier.
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