La mission d’information parlementaire sur la crise sanitaire et sociale déclenchée par la canicule a rendu de sévères conclusions, le 24 septembre. Après avoir procédé à 33 auditions et entendu 81 personnes, dont le ministre de la Santé Jean-François Mattéi, elle a conclu que l’alerte a “ cheminé bien lentement ”, que l’institut de veille sanitaire est “ hors-jeu ” et que “ le cloisonnement administratif ” a causé des “ dysfonctionnements dans les remontées d’information ”. Constituée le 10 septembre par la commission des affaires culturelles, familiales et sociales de l’Assemblée nationale, elle propose 35 mesures d’urgence pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise. Autant de pistes de réflexion qui serviront à la commission d’enquête parlementaire sur la canicule dont la création, prévue le 7 octobre, vient d’être votée à l’unanimité. Grâce à cette commission, qui devrait durer 6 mois, “ nous saurons tout sur les conséquences sanitaires et sociales liées à la canicule ”, a précisé le président de la mission Denis Jacquat.
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