L’association rennaise Optima fête ses dix ans et réfléchit à de nouvelles initiatives. Inventeur du concept des « correspondants de nuit » dans les quartiers, qui s’étend à un réseau d’une quarantaine de villes, Optima élargit désormais son savoir-faire de médiation à une large palette d’activités auprès des collectivités et même, des entreprises. « De nouvelles perspectives apparaissent pour la médiation, notamment en centre-ville, mais aussi dans le secteur industriel, pour désamorcer les conflits qui peuvent surgir avec les jeunes employés, notamment dans les usines ou la restauration collective », explique Alain Le Dévic, directeur d’Optima. L’association qui emploie 130 salariés pour un chiffre d’affaires de 4 millions d’euros, doit aussi s’organiser en tenant compte de la disparition programmée des « emplois-jeunes ». « Nous n’avons jamais utilisé
les emplois-jeunes dans une démarche ponctuelle, mais nous les avons toujours recrutés dans une perspective d’intégration en CDI. Nous sommes actuellement en recherche de financeurs pour pouvoir les conserver », souligne Alain le Dévic. Autre réflexion en cours : la transformation des statuts de l’association en société coopérative d’intérêt collectif (SCIC), afin de mieux coller aux attentes du marché et faciliter les partenariats.
Xavier Debontride, à Rennes
Social
Optima veut investir de nouveaux champs de la médiation
Publié le 23/09/2003 • dans : France
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