Constatant que, malgré diverses lois successives, « les inégalités socioéconomiques significatives entre hommes et femmes perdurent », le rapport appelle à une politique volontariste à travers une série de 30 propositions qui balaient l’ensemble du parcours de vie des individus, ce, dès le plus jeune âge. Les auteurs reconnaissent que ce programme « n’est pas des plus aisés à mettre en œuvre (…) mais que ce n’est pas une raison pour ne pas s’y atteler ». Plusieurs de ces suggestions reposent sur l’implication des collectivités :
Socialisation des jeunes enfants – Le rapport propose d’initier un plan national d’action pour la « montée en mixité » des métiers de la petite enfance au sein du futur « Plan métiers de la petite enfance ». Il souligne qu’en dehors de la famille, la prise en charge des enfants entre 0 et 6 ans demeure une « affaire de femmes ». Toutes professions confondues, le taux moyen de masculinisation se situerait entre 1,3 % et 1,5 % dans le secteur de l’accueil et de l’éducation des jeunes enfants. Il atteint 3 % dans le périmètre plus restreint des structures collectives
Orientation scolaire – Seuls 17 % des métiers, représentant 16 % des emplois, sont mixtes, au sens où la proportion d’hommes (ou de femmes) y est comprise entre 40 % et 60 %. Le rapport suggère de « généraliser les conventions entre l’État et les régions en faveur de la mixité et de l’égalité » à la fois dans les filières de formation et dans les métiers. Les auteurs du rapport estiment que « la sous-représentation des filles dans l’apprentissage (20 % des filles en second cycle professionnel entrent en apprentissage contre 34 % chez les garçons) pénalise leur insertion ». Il s’agirait, notamment, de développer l’apprentissage pour les métiers d’agents d’entretien, d’aides- soignants ou d’aides à domicile.
Pratiques sportives et culturelles – « Les inégalités filles-garçons ne doivent plus demeurer un impensé des politiques publiques de loisirs », estiment les auteurs qui proposent, notamment, qu’au moment du vote des subventions municipales, soit évalué la façon dont les clubs sportifs se positionnent en matière de mixité, d’introduire la question des stéréotypes dans la formation initiale des éducateurs sportifs ou encore de favoriser la mixité des usages des infrastructures sportives de la politique de la ville.
Enfin, le rapport relève que l’éventail des choix est d’autant plus étroit pour les enfants des milieux populaires ou défavorisés.
Thèmes abordés




