Mauvaise organisation, mauvaise gestion, la Cour des comptes, dans son rapport sur la protection judiciaire de la jeunesse, pointe les insuffisances d’un système créé par l’ordonnance du 1er septembre 1945 et parachevé par le décret du 21 février 1990. Alors qu’entre 1998 et 2002, 1290 emplois ont été créés, et les dépenses d’investissement ont augmenté de 69%, la Cour observe une organisation administrative interne peu pertinente et cloisonnée. Par ailleurs les relations avec les collectivités territoriales sont gérées par plusieurs bureaux distincts, au mépris de toute logique. L’organisation territoriale est elle aussi mise en cause, avec une répartition des compétences floue entre directions régionales et départementales, un éparpillement des structures infra-départementales, et une connaissance insuffisante des données locales. En conclusion, la Cour note que l’accroissement des ressources ne s’est pas traduit par une efficacité accrue des services, en notant que la PJJ et plus largement la justice des mineurs sont largement abandonnées à elles-mêmes. Dans la foulée de la publication de ce rapport, le ministre de la Justice Dominique Perben a annoncé une réforme de la PJJ.
Delphine Gerbeau
Administration et services publics
Jugement sévère pour la protection judiciaire de la jeunesse
Publié le 10/07/2003 • dans : France
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