Alors que les prestations de l’assurance maladie obligatoire risquent d’être revues à la baisse cet automne, la question de la protection sociale complémentaire devient cruciale. La Mutualité de la Fonction publique (qui fédère 29 mutuelles de fonctionnaires) et les organisations syndicales des trois fonctions publiques (FSU, CGT, UNSA, FO et CFDT) ont décidé de tirer la sonnette d’alarme. Au terme d’une journée de forum consacrée aux « Droits sociaux du salarié de la fonction publique », le 26 juin, elles ont adopté une déclaration commune constatant « un décalage croissant au niveau des moyens attribués à la protection sociale complémentaire (maladie, incapacité, invalidité, décès) en défaveur des agents publics par rapport à la majorité des salariés du secteur privé ». Elles veulent « agir de façon coordonnée pour faire évoluer positivement la protection des agents du public ». Une action dont les modalités devront encore être précisées, car derrière ce dossier se profile le débat sur l’élargissement du champ de la négociation dans la fonction publique, aujourd’hui limité à la rémunération. Le forum du 26 juin a surtout été l’occasion de dresser un état des lieux et de comparer (1) la participation financière des employeurs publics (de l’ordre de 2,7% des cotisations encaissées), à celle des employeurs privés (60% à 75% des cotisations). Un écart qui pourrait être réduit, selon Maurice Duranton, président de MFP.
Marie Bidault
(1) »La couverture prévoyance des agents de la fonction publique et des salariés du privé », Bernard Brunhes Consultants




