Le premier Service d’aide aux victimes d’urgence (SAVU) français va-t-il disparaître ? Il avait été mis en place en juin 2002 à Valenciennes par le ministre de la Ville et président de la communauté d’agglomération Valenciennes Métropole. Or, Jean-Louis Borloo est aujourd’hui en quête d’un second souffle financier. Le service, chargé de soutenir les personnes victimes d’actes de délinquance, et mis en œuvre par l’association d’insertion AJAR, est en effet à court de crédits. Alors que son budget annuel devrait atteindre 440 000 euros, seule la moitié de ce montant a été garantie pour 2003. En un an d’activité, le SAVU a pris en charge pas moins de 1806 victimes ou proches de victimes, dont 7% de cas liés à des affaires de meurtres ou de suicides, et 8% de cas de viols ou d’agressions sexuelles. Jacques Fine, président de l’AJAR, a toutefois reçu mercredi les garanties du sous-préfet de Valenciennes sur le respect du plan de financement , expliquant que l’essentiel des subventions serait versé en septembre.
Olivier Ducuing
Social
Le SAVU de Valenciennes menacé ?
Publié le 19/06/2003 • dans : France
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