Le climat se dégrade très fortement entre le conseil régional du Nord-Pas-de-Calais et l’Etat dans le dossier Metaleurop. Le préfet du Pas-de-Calais, Cyrille Schott, tente vainement depuis plusieurs semaines d’obtenir la signature de la collectivité au projet de contrat de site qui doit être examiné en CIADT le 26 mai, pour créer 1000 emplois en quatre ans. Dans un courrier au vitriol, le président de la région dénonce la « véritable forfaiture » de l’Etat qui a mis en vente la société de conversion Finorpa, filiale de Charbonnages de France, au capital de plus de 100 millions d’euros, créée en 1984 par François Mitterrand pour compenser la fermeture des Houillères. L’élu nordiste souligne que la région dispose du revenu par habitant le plus faible de l’Hexagone et a cependant engagé de nombreux efforts en direction des sous-traitants, des salariés et de l’agglomération de Hénin-Carvin, première victime de la disparition de Metaleurop. Le sénateur socialiste explique ainsi que la région « n’avalisera pas par une signature complice un mauvais coup porté à tous les salariés du Nord », tant que l’Etat ne reviendra pas sur la vente de Finorpa. Daniel Percheron s’étonne enfin auprès de Cyrille Schott, ancien collaborateur de François Mitterrand, « (qu’il ne comprenne) décidément pas que le président du conseil régional tienne à sauvegarder la dignité et les intérêts de notre population ».
Social
Le torchon brûle entre le Nord Pas de Calais et l’Etat
Publié le 22/05/2003 • dans : France
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