C’est un véritable tollé que le groupe public d’armement terrestre, Giat Industries, a soulevé lundi 7 avril en annonçant le licenciement de 3750 de ses 6250 salariés et trois fermetures de sites en trois ans. Le même jour, les députés et maires des villes concernées ont été reçu à Matignon. Ce qui n’a pas pour autant calmé leur colère. « Inacceptable », « dramatique », un « gâchis financier et humain » : pour les élus, ce plan doit être compensé par des mesures gouvernementales. Gérard Trémège, le maire de Tarbes a ainsi réclamé la création d’une zone franche sur le site de Giat. En Loire, le premier vice-président du conseil général, Bernard Fournier, a annoncé qu’il « sollicitera le Premier ministre afin que chaque emploi perdu soit compensé par une création de poste ou des aides à l’embauche au sein des entreprises privées ». A Saint-Etienne, le conseil municipal a demandé au gouvernement que des délocalisations soient opérées « en nombre important » dans l’agglomération stéphanoise. Il faudra attendre le 16 avril pour que les mesures sociales d’accompagnement du plan soient dévoilées lors d’un comité central d’entreprise.
Fabienne Supiot
Développement économique
Giat licencie, les élus se mobilisent
Publié le 10/04/2003 • dans : France
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