Au sixième jour de grève, les syndicats de l’Agence Haute Corse Développement craignent plus que jamais de disparaître avec la suppression des deux départements. Les personnels de cette agence – qui est une émanation du conseil général de Haute-Corse, chargée d’aider au développement des entreprises – dénoncent « la désinvolture des responsables de la structure au regard de l’urgence de la situation ». Le projet de loi proposé lundi par Jean-Pierre Raffarin et Nicolas Sarkozy pour réformer les institutions de l’île, via la suppression des deux départements au profit d’une « collectivité unique déconcentrée », les inquiètent tout particulièrement. En grève depuis 6 jours, ils déplorent également des disparités salariales au sein de l’Agence, dont se défend leur président, Luc Antoine Marsily : « Je m’étais engagé, dès la grille nationale des salaires votée par les syndicats, à l’appliquer au plus tard au premier trimestre 2003 et c’est ce que j’ai fait » a-t-il déclaré ce matin sur les ondes d’une radio locale. Ce dernier a toutefois consenti à recevoir jeudi 10 avril une délégation syndicale pour tenter de débloquer la situation. A l’inverse de Paul Giacobbi, président du conseil général de Haute-Corse, qui est resté sourd à la demande d’audience des grévistes (9 sur 14 salariés).
Emilie Arraudeau
Décentralisation
Les salariés de l’Agence Haute-Corse Développement montent au créneau
Publié le 09/04/2003 • dans : France
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