Les collectivités « ont bien assuré leurs responsabilités en matière d’investissement et de fonctionnement des établissements scolaires, en y consacrant des moyens financiers accrus. Mais elles ont rarement engagé une véritable réflexion stratégique sur la politique éducative à mener au niveau local et elles sont peu intervenues dans le domaine de la planification des formations ». Le constat de la Cour des comptes fera sourire élus et directeurs de l’éducation confrontés pour beaucoup à des enseignants et des chefs d’établissement très réservés sur l’intervention des collectivités dans le champ éducatif. Les magistrats ne s’y trompent pas qui soulignent la qualité de leurs intervention dans le domaine périscolaire, avant de poser la question clé : « de la frontière, de plus en plus floue, entre le domaine péri-éducatif, géré par les collectivités territoriales, et le secteur éducatif, de la responsabilité de l’Etat ».
La Cour suggère de renforcer les compétences des collectivités dans ce dernier secteur. Elle invite l’Education nationale à « formaliser et conforter les partenariats avec les collectivités pour l’élaboration des schémas de formation et l’évolution annuelle de l’offre de formation », mais aussi pour la prise en compte des publics scolaires en difficulté, la coordination des interventions dans ce domaine étant à ses yeux « très inégale d’un site à l’autre ». Elle propose de renforcer l’autonomie des établissements publics locaux d’enseignement (EPLE). Dans l’enseignement supérieur, les magistrats pointent « les coûteuses redondances de formations » et recommandent un travail de fond sur leur contenu et leur localisation.
Xavier Brivet
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