Le futur transfert du RMI et du RMA aux départements ne remettra pas en cause les initiatives prises par les communes en matière d’emploi, a affirmé François Fillon. Intervenant lors de la journée nationale des Plans locaux pour l’insertion et l’emploi (Plie), le 26 mars, organisée par l’Alliance villes emploi, le ministre des Affaires sociales, du travail et de la solidarité a expliqué que « ni l’Etat, ni les autres collectivités n’ont vocation à remettre en cause le rôle des communes et des structures intercommunales dans l’élaboration des plans ». On dénombre aujourd’hui 188 Plie dont 85 % sont intercommunaux. L’Etat continuera de soutenir les Plie par le biais des crédits du fonds social européen (FSE). Les départements (au titre de l’insertion) et les régions (au titre de la formation professionnelle et du développement économique) devront quant à eux « contractualiser » avec les communes et leurs groupements pour coordonner leurs initiatives en matière d’insertion professionnelle. A charge pour les régions d’assurer la cohérence des dispositifs « car il faut bien un chef de file vers qui se tourner si des problèmes surviennent » a expliqué François Fillon. Le ministre a précisé au passage que les collectivités pourront recruter, notamment dans le cadre des Plie, des jeunes bénéficiant d’un contrat d’insertion dans la vie sociale (Civis), sous réserve que ces emplois soient reconnus d’utilité sociale. François Fillon a par ailleurs confirmé le dépôt avant l’été d’un projet de loi créant des « contrats d’accompagnement renforcés dans l’emploi » qui se substitueront aux CEC et aux CES (lire la Gazette n°12 du 24/03, p. 13).
Xavier Brivet
Social
Les communes garderont la main sur les plans locaux d’insertion
Publié le 27/03/2003 • dans : France
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